TRAINSPOTTING
Présentation
“Trainspotting” est l’adaptation théâtrale du roman à succès de l’auteur écossais Irvine Welsh, également transposé au cinéma à la fin des années 90. Mark Renton erre avec ses amis dans les quartiers pauvres de leur ville natale. Il raconte la déchéance dans laquelle ses amis d’enfance et lui se sont enlisés. Révoltés, désabusés, refusant d’entrer dans le moule que la société voudrait leur imposer, ils ont trouvé refuge dans l’univers de la drogue, croyant rendre leur existence plus supportable.
Ce spectacle est programmé dans le cadre du focus théâtre et cinéma
à partir de 15 ans
AUTOUR DU SPECTACLE
Une exposition de collectifs d'artistes underground sera à découvrir dans le hall du théâtre sur la durée d'exploitation du spectacle
Le samedi 7 mars après la représentation dès 21h, le collectif Nacéo organise un DJ set qui reprend l'univers de l'époque de la création de l'œuvre (1993). Le mix sera assuré par dominica dies. dominica dies est une ethnologue numérique qui parcourt les réseaux à la recherche d'identités musicales en mutation. Découverte via la chaîne YouTube post clubbing depression, elle curate le label breton Scorpion Métal et est une force active de la scène expérimentale et underground, se produisant dans les salles les plus avant-gardistes françaises. Jeter une oreille
A propos du spectacle
Je monte Trainspotting dans l’adaptation de Wajdi Mouawad avec l’énergie brute de Nacéo, mais à rebours des images toutes faites : pas de matelas poisseux, pas de cuillère d’héroïne, pas de toilettes - ces reliques du film culte, lui-même issu de la pièce d’Harry Gibson, ne m’intéressent pas. Le théâtre ne gagnera jamais la bataille du réalisme contre le cinéma ; il peut, en revanche, ouvrir les portes de l’imaginaire. Ma mise en scène plonge dans les mondes intérieurs, là où la douleur n’a pas de contour, où une vie bascule en un jour - d’une normalité rassurante à l'hostilité de la rue. Trainspotting est pour moi une prière profane sur l’autodestruction et, surtout, sur la quête de renaissance : y a-t-il un espoir ? Je reviens aux racines de la pièce pour lui donner une forme née de mon propre paysage intérieur : une écriture scénique qui refuse le cliché, traverse les états, déplace les frontières entre corps, son et lumière, et propose une expérience neuve, vivante, et nécessaire. — Olivier Sanquer, mise en scène
LA PREMIERE PHRASE DE LA PIECE
Tchèque. Me sus réveillé dans un drôle de litt, d’une drôle de chambre, nèyé dans mon jus.