DEEP LEARNING AMNÉSIE PROFONDE
Présentation
Ils sont deux sur un banc, à chercher leurs affaires, à chercher leur mémoire, à chercher qui ils sont. C’est précocement qu’Alzheimer a frappé Boris et Betty. On devient les témoins de leur vie quotidienne au Centre de santé. Plus on apprend à les connaître et moins ils se connaissent eux-mêmes. Un jour, la cheffe de service leur présente sa nouvelle recrue : Bina48, un robot intelligent et sensible. Plus elle apprend à les connaître et plus elle se demande qui elle est. Une rencontre est-elle possible entre ces humains qui oublient et cette machine qui apprend ? Ces solitudes peuvent-elles se consoler ?
Prix de la meilleure scénographie et prix de la meilleure création lumière aux Lauriers du Théâtre Indépendant 2025 (Nominations pour Meilleure musique et meilleure mise en scène)
Ce spectacle est programmé dans le cadre du focus théâtre et cinéma
à partir de 11 ans
A propos du spectacle
L’épidémie qui travaille notre société comme une lame de fond, c’est Alzheimer, la démence sénile ou tous les autres noms que l’on donne aux maladies de l'oubli. Et tandis qu’une partie de l’humanité toujours plus importante perd la mémoire, une autre partie n’a qu’une chose en tête : gaver des machines de contenus, et créer des cerveaux robotiques qui apprennent à apprendre.
Deep learning amnésie profonde questionne ce double mouvement.
Et alors même qu'un humain malade et qu'un robot imparfait peuvent étrangement finir par se ressembler, derrière la dégénérescence du cerveau et le perfectionnement de la machine apparaissent en filigrane l'angoisse de la finitude et les rêves d'immortalité. Ainsi confrontés à leur inexorable obsolescence, patients et machines luttent pour continuer à exister, pour préserver leur identité.
Par leur incomplétude, ils interrogent notre présent et notre devenir.
LA PREMIERE PHRASE DE LA PIECE
Je suis tombée dans un trou de mémoire.
DISTRIBUTION
Production et soutien
Galerie
La presse
Surgit Bina48, un robot conversationnel magnifiquement interprété par la comédienne Morgane Vallée qui simule à merveille le mouvement saccadé de la machine, sa voix vibre si bien de robotique que nous ne savons plus très bien si c’est un humain qui joue un robot ou l’inverse.
Morgane Vallée — qui interprète le robot Bina48 — réalise une performance exceptionnelle. »
La mise en scène très rythmée de Samuel Petit fourmille de trouvailles scéniques.
Une comédie pleine de finesse et de joie.
Maniant l’humour –souvent-, l’émotion, la pièce écrite et mise en scène par Samuel Petit, pose, loin d’une vision purement dystopique, et à l’heure où les maladies de la mémoire frappent une partie des populations dans le monde, la question même de notre humanité.
Samuel Petit, le concepteur de ce spectacle d’anticipation réaliste, mène une réflexion approfondie sur les rapports entre les impulsions et les productions du cerveau humain, et celles des machines.